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Bienvenue à tous sur le blog d'Albus Potter et le Pacte des Ombres !

Comme j'avais terminé de lire le septième et dernier tome d'Harry Potter, je me suis amusée à imaginer dans ma tête ce qui pourrait être la suite de l'histoire écrite par J.K Rowling...
Ce projet m'a tellement plu que, finalement, je me suis assise devant mon ordinateur et je me suis mise à écrire l'histoire que j'avais imaginée. J'avais envie de la faire partager à tous les fans d'harry potter qui aiment lire ce genre de fiction.

Voici, pour vous et en exclusivité, le premier épisode des aventures d'Albus Potter, le fils de notre illustre sorcier à lunettes =D


Albus Potter et le Pacte des Ombres


Dans ce premier épisode, intitulé Albus Potter et le Pacte des Ombres, Albus va s'apercevoir qu'une nouvelle menace plane sur le monde des sorciers... Quelqu'un fait apparaître la Marque des Ténèbres à Poudlard, faisant ainsi ressurgir de vieilles craintes. Lord Voldemort serait-il de retour, où s'agit-il d'une nouvelle puissance obscure dont personne ne connaît le nom? Et qui est cet homme mystérieux qui prétend avoir besoin de son aide? Albus devra, tout comme son illustre père, faire preuve d'un immense courage pour affronter de nouveaux dangers...


Surtout, n'hésitez pas à donner votre avis sur cette fanfic!






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# Posté le lundi 16 juin 2008 09:36

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 12:42

Chapitre 1: Obscurité (part. 1)

Chapitre 1: Obscurité (part. 1)

Il avançait à tâtons dans l'obscurité, sans avoir la moindre idée de l'endroit vers lequel il se dirigeait. La tête basse, le regard vide de toute expression, il se contentait de traverser le brouillard opaque, étouffant, qui l'entourait. Où était-il ? Il n'en savait rien, et ne ressentait même pas l'envie de le savoir. Il ne savait même plus qui il était exactement. Une ombre... Juste une ombre silencieuse qui se déplaçait avec lenteur dans les ténèbres de la nuit. Et pourtant, au travers de toute cette incertitude, de tout ce vide effrayant qui l'entourait, il sentait une force invisible, inexplicable, qui le forçait à continuer sa route. Cette force extérieure savait vers quelle obscure destination il avançait. Elle jouait avec lui avec la dextérité d'un marionnettiste, le manipulait à sa guise. Elle savait qu'il ne se déroberait pas. Qu'il n'en avait plus la force, ni même l'envie. Il se sentait faible et accablé, semblable à l'unique survivant d'une guerre particulièrement meurtrière qui errerait tristement au milieu d'un champ de bataille silencieux.

Il trébucha enfin sur une pierre saillante, et compris alors qu'il n'était pas seulement qu'une ombre, qu'un fantôme sans nom. La douleur qu'il ressentit lorsque le caillou entailla son pied nu le rappela brutalement à la réalité. Il s'arrêta alors, parfaitement immobile, écoutant battre son propre c½ur au travers de ce silence oppressant. Il posa une main tremblante, fébrile, sur sa poitrine, et sentit des pulsations rapides mais régulières. Puis il fit jouer les articulations de chacun de ses membres, comme pour s'assurer que rien ne lui manquait. Etrange... Il existait. Il était vivant et, de toute évidence, il était un être humain. Où du moins, c'était la seule chose dont il lui semblait garder le souvenir. Cette constatation lui assura un faible réconfort, et il entreprit de continuer son chemin. L'entaille sur la plante de son pied le faisait souffrir, mais cette douleur lui faisait du bien. Elle lui rappelait qu'il était quelqu'un et que, par conséquent, il devait avoir sa place quelque part dans ce vaste univers.

Au dessus de lui, le ciel nocturne avait étendu son vaste tapis étoilé. Une brise légère caressa sa peau, soufflant avec douceur sur son pâle visage. Le brouillard, autour de lui, semblait s'être enfin dissipé, et il commença à distinguer des formes sombres autour de lui. Il marchait à présent à travers une campagne déserte, endormie. Des arbres tordus par le vent bordaient le chemin sinueux sur lequel il avançait. Il ferma un instant les yeux et ses narines s'élargirent, à la manière d'un animal sauvage flairant une piste dans l'obscurité. Il lui sembla alors sentir le parfum salé de la mer, et il en déduisit qu'il devait se trouver près de la côte. Une image floue se forma alors dans son esprit, sans qu'il puisse vraiment la comprendre. Il vit une falaise rocheuse, et les vagues qui se jetaient furieusement contre les rochers humides. Puis, cette vision se dissipa aussi rapidement qu'elle lui était apparue. C'est à cet instant qu'il ressentit enfin quelque chose. De la colère, de la frustration, de la déception... Le sentiment insupportable qu'on lui avait enlevé quelque chose, qu'on l'avait privé à son insu d'une partie de lui-même. C'était comme si on l'avait cruellement mutilé, qu'on lui avait arraché une partie de son âme, le privant de son passé et de ses souvenirs. Il avait tout oublié, à commencer par son nom. Qui était-il ? Il était incapable de répondre à cette question, et cela le tourmentait bien plus que de savoir où il devait aller. Il fallait qu'il sache. Qu'il se souvienne. Il devait bien y avoir une réponse, quelque part, enfouie au plus profond de son être. Mais il avait beau chercher, tout restait désespérément flou dans sa mémoire.
- Qui suis-je ?, murmura t-il alors d'une voix à peine audible, comme si il espérait que quelqu'un puisse aussitôt lui répondre.
C'était hélas impossible, et il le savait. Seul le murmure du vent qui agitait les feuilles des arbres répondit à l'écho de sa voix.
- Qui suis-je ?, répéta t-il en se laissant aller à un soudain accès de colère. QUI SUIS-JE ?

Il avait hurlé ces mots avec une telle force, une telle rage dans la voix qu'un groupe de corbeaux terrifiés prit son envol et disparu dans le ciel obscur avec des croassements lugubres.
- Qui suis-je ?, fit-il une dernière fois, sur un ton qui, cette fois-ci, trahissait sa propre angoisse. Répondez-moi ! Quelqu'un doit me répondre...
Il se sentait désespéré et terriblement fatigué. Il aurait voulu que ce ne soit qu'un mauvais rêve, qu'il se réveille soudain quelque part en sachant qui il était et ce qu'il devait faire exactement. Il était impossible que personne ne puisse lui venir en aide...

Avec un long soupir de lassitude, il décida d'avancer en direction de la côte. Peut-être que la vision qu'il venait d'avoir avait une signification importante. Peut-être que le fait de revoir la mer ferait ressurgir de lointains souvenirs dans sa mémoire. Oui, c'était la meilleure des choses à faire. Il devait continuer son chemin sinueux, jusqu'à ce qu'il trouve la réponse à ses questions. Il finirait bien par savoir. Même si il ne se connaissait plus très bien, il était désormais sûre d'une chose : il était déterminé et prêt à tout pour obtenir ce qu'il cherchait. Rassuré à l'idée d'avoir pu cerner une partie de son caractère, il accéléra son pas, oubliant l'entaille saignante qui le faisait encore souffrir.

# Posté le lundi 16 juin 2008 10:09

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 16:23

Chapitre 1: Obscurité (part. 2)

Chapitre 1: Obscurité (part. 2)

- Albus ? Tu m'écoutes ?
Le nez collé à la vitre du Poudlard Express, Albus Potter regardait le paysage défiler sous ses yeux avec monotonie. Assise en face de lui, les bras croisés dans une expression de profond mécontentement, sa cousine Rose l'observait d'un ½il hostile.
- Dis... Tu pourrais peut-être redescendre sur terre, maintenant ?
Cette fois-ci, la voix de Rose parvint à tirer le garçon de ses songes. Il tourna la tête dans sa direction, les yeux écarquillés de surprise.
- Hein ?, balbutia t-il en rougissant légèrement. Tu disais ?
- Je te demandais simplement si tu avais hâte d'être à Poudlard mais, visiblement, c'est un sujet qui ne t'intéresse pas beaucoup...
- Bien sûr que si !, répliqua vivement Albus. Seulement... Je m'étais un peu assoupi, c'est tout...
Il adressa un large sourire à sa cousine, et cette dernière sembla alors se détendre un peu.
- Evidemment, que j'ai hâte d'être enfin à Poudlard ! James n'a pas arrêté de m'en parler l'année dernière et...

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase. La porte de leur compartiment venait de s'ouvrir brusquement, laissant apparaître la silhouette d'un garçon blond et pâle dont le visage paraissait un peu tendu.
- Est-ce que je peux m'asseoir ici ?, demanda t-il d'un ton sec.
Albus et Rose se dévisagèrent un instant, pris au dépourvu.
- Je... Oui, bien sûr..., répondit Albus en s'efforçant de paraître amical. Plus on est de fous et plus on rit !
En réalité, il n'avait aucune envie de continuer le voyage en compagnie de ce garçon blafard et hautain.
- Je commençais à ne plus pouvoir supporter leurs jacassements stupides..., expliqua le nouveau venu en se laissant choir sur la banquette, juste à côté d'Albus qui ne put s'empêcher de lui adresser un regard noir.
Rose se tourna alors vers le garçon aux cheveux blonds et le dévisagea de la tête aux pieds, comme s'il était agi d'un animal des plus étranges.
- Tu es Scorpius Malefoy, n'est-ce pas ?, lui demanda t-elle avec une certaine froideur.
Le garçon lui répondit par un bref hochement de tête, le nez plongé dans le magazine de Quidditch qu'il venait de sortir de son sac de voyage.

Un lourd silence s'installa alors à l'intérieur du compartiment. Albus regarda tour à tour Rose et Scorpius puis, voyant que ces derniers ne semblaient guère décidés à engager la conversation, il décida de se plonger dans son exemplaire flambant neuf de l'Histoire de la Magie. Il l'avait acheté avec ses parents sur le Chemin de Traverse, chez le libraire Fleury & Bott, peu de temps avant la rentrée scolaire à Poudlard. Avec un soupir nostalgique, il songea alors aux derniers instants que sa famille et lui avaient passés ensemble. Il avait beau être impatient de se retrouver à Poudlard et de se faire de nouveaux amis, ses parents lui manquaient déjà terriblement. Albus se demanda alors si James, lui aussi, avait ressenti ce douloureux pincement au c½ur l'année précédente, lorsqu'il avait quitté la maison pour faire sa première année à l'école des sorciers. Il fut soudain tiré de ses réflexions par la voix joyeuse de Rose Weasley.
- Hé ! Les garçons ! Regardez ! On voit Poudlard, là-bas !
Albus se colla immédiatement à la vitre, cherchant du regard la silhouette d'un château. Scorpius, quant à lui, ne bougea pas de son siège, affichant une expression de profonde indifférence.
- Génial..., fit-il d'un ton sarcastique. Il en faut vraiment peu pour vous émerveiller.
Rose faillit lui lancer une remarque cinglante, mais Albus se tourna vers elle avec un sourire radieux. Il venait d'apercevoir Poudlard, et son c½ur battait la chamade.
- C'est tout simplement magnifique, Rose !, s'exclama t-il avec enthousiasme.
Rose rejeta une mèche rebelle de ses magnifiques cheveux roux en arrière, et lui rendit son sourire, le visage rayonnant. Scorpius Malefoy laissa tomber son magazine sur la banquette avec un bruit mat, regardant ses deux camarades comme s'il était agi de malades mentaux.
- Je sens que je vais passer une année formidable..., marmonna t-il entre ses dents.
Mais Rose et Albus ne lui prêtèrent aucune attention. La seule chose qui comptait à leurs yeux, pour le moment, c'était qu'ils allaient bientôt devenir des élèves de Poudlard, comme l'avaient été leurs parents avant eux.

# Posté le mardi 17 juin 2008 05:22

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 10:01

Chapitre 1: Obscurité (Part.3)

Chapitre 1: Obscurité (Part.3)

Les vagues se brisaient avec violence contre les rochers noirs et luisants, projetant d'énormes gerbes d'écume. L'homme s'immobilisa sur la plage et laissa l'air marin pénétrer dans ses poumons. La caresse des embruns sur son visage lui faisait le plus grand bien, et pour la première fois depuis longtemps il laissait échapper un long soupir de satisfaction. Il avait eu raison de venir ici, il en avait à présent la certitude. La crique sauvage dans laquelle il se trouvait à présent était, de toute évidence, étroitement liée à ce passé dont il ne connaissait plus rien. Il essaya une nouvelle fois de ce souvenir, mais en vain. Il avait l'impression désespérante que son esprit était un coffre fort fermé à double tour, et dont la clef aurait été égarée depuis bien longtemps. C'était pour cela qu'il avait marché une grand partie de la nuit, afin d'atteindre ce rivage désert. Il avait pensé qu'il pourrait trouver la clef ici, mais il s'était trompé. Et pourtant, malgré tout, il savait que ses pas l'avaient conduit dans la bonne direction.
Il jeta des coups d'½ils nerveux autour de lui, comme s'il craignait d'être observé. Puis, voyant qu'il était seul au milieu du sable et des rochers, il s'avança vers la mer. L'homme frissonna légèrement lorsque son pied blessé entra en contact avec l'eau. La morsure brûlante du sel sur sa plaie était douloureuse, mais d'une certaine manière, elle lui faisait du bien. L'aube venait de se lever, projetant une lumière étrange sur l'océan. Les vagues allaient et venaient dans un clapotis régulier, caressant les pieds nus de l'étranger. Il pénétra alors un peu plus dans l'eau, jusqu'à ce que celle-ci lui arrive au niveau de la taille. Elle était froide, et son étreinte glacée le saisit brutalement. Etrange, la manière dont son corps réagissait à cet élément extérieur... Chacun de ses muscles semblait peu à peu se raidir, s'engourdir, jusqu'à ce qu'il s'habitue finalement à la température de l'eau.
Il passa ses doigts humides sur son visage, espérant vainement que leur contact froid pourrait lui faire définitivement reprendre ses esprits. D'une certaine manière, ce fut relativement efficace, puisqu'il eut la soudaine impression d'être tiré d'un mauvais rêve. Tout ce qui l'entourait lui sembla alors plus net, plus distinct. Mais ses souvenirs, eux, restaient désespérément cloîtrés à l'intérieur du coffre fort. Il baissa les yeux et fut soudain confronté brusquement à la réalité. Son visage, effrayant tant il paraissait pâle et fatigué, se reflétait dans l'eau comme une apparition fantomatique. Etait-ce vraiment lui, cet être blafard, au regard vide et aux yeux soulignés de cernes profonds ? Où était-ce le reflet inquiétant d'un spectre ? Non. C'était bien son visage, que l'eau limpide lui renvoyait. Il était donc vivant, et devait absolument savoir ce qui lui était arrivé.
A cet instant, une nouvelle vision se forma dans son esprit, tout aussi floue et lointaine que la précédente. Il vit la silhouette déformée d'un homme, puis une lumière aveuglante, et il sentit une terreur glacée s'emparer de tout son être, sans qu'il en connaisse la véritable raison. Haletant, le c½ur battant à toute vitesse dans sa poitrine, il sortit de l'eau et regagna la plage. Il ne devait pas rester ici plus longtemps. Il devait se remettre en chemin, même si il était épuisé. Aussi, titubant un peu dans le jour naissant, il s'éloigna parmi les rochers de la crique. Il ne savait pas vers quelle nouvelle destination ses pas allaient le mener, mais il devait encore marcher quelques heures. Si la chance lui souriait, il trouverait bientôt un indice qui lui donnerait la clef de tous ses secrets.
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# Posté le mercredi 09 septembre 2009 10:38

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 11:40

Chapitre 2: Rentrée à Poudlard (part. 1)

Chapitre 2: Rentrée à Poudlard (part. 1)

Albus descendit du Poudlard Express, le c½ur battant à tout rompre dans sa poitrine. Suivi de Rose et Scorpius, il se mêla au flot d'élèves qui avançaient vers les barques amarrées sur les rives du lac, destinées à les conduire sans encombre jusqu'au château.
- Les premières années, par ici !, tonna une voix familière au milieu de toute cette agitation.
Hagrid, le garde-chasse de Poudlard, agitait les bras en tous sens, faisant signe aux plus jeunes élèves de venir le rejoindre. Albus se sentit rassuré en apercevant l'imposante silhouette du demi-géant, et il accéléra le pas pour venir à sa rencontre. En les reconnaissant, lui et Rose, Hagrid ne put retenir une exclamation de joie.
- Oh, fit-il, le visage rayonnant. Mais c'est Albus Potter et Rose Weasley ! Alors, les enfants, qu'est-ce que cela vous fait d'entrer enfin à Poudlard ?

Ce fut Rose qui répondit la première, car Albus était incapable de prononcer le moindre mot, tant il se sentait ému.
- Je meure d'envie de rencontrer nos nouveaux professeurs !, dit-elle, son joli visage éclairé par un large sourire.
Hagrid lui sourit à son tour et lui adressa un clin d'½il discret.
- Ils ne seront pas tous nouveaux..., ajouta t-il gaiement. Vous connaissez déjà bien Neville... Euh, je veux dire, le professeur Londubat !
Rose acquiesça, laissant échapper un éclat de rire joyeux.
- Allons, avancez mes enfants !, leur lança alors Hagrid en les invitant à le suivre. En route pour Poudlard !

Il tapota gentiment l'épaule du jeune Albus, avant de se retourner vers les autres élèves qui se bousculaient autour d'eux. Albus vit de nombreux visages se tourner vers lui, et se sentit terriblement mal à l'aise. Rougissant légèrement, il s'efforça de garder ses yeux rivés vers le sol, fuyant les coups d'½ils de ses camarades.
- On dirait que tu es déjà célèbre avant même d'avoir mis les pieds à Poudlard, fit alors la voix sarcastique de Scorpius Malefoy, juste derrière lui.
Albus se retourna pour le dévisager, cherchant désespérément une remarque cinglante à lui renvoyer. Hélas, Scorpius ne lui laissa pas le temps de prononcer un seul mot.
- Le petit Potter marche dans les traces de son père, poursuivit-il en lui jetant un regard jaloux et malveillant. Peut-être que, toi aussi, tu finiras par sauver le monde...
- Et alors ?, intervint Rose d'un ton glacial. Lui, au moins, il n'est pas né dans une famille de mangemorts...
Elle prit un air pincé et passa devant lui sans même lui accorder un regard. Albus eut alors l'impression que Scorpius allait se jeter sur elle avec la férocité d'un dragon. Ses yeux pâles lançaient des éclairs et son visage blafard était déformé par la rage.
- Si elle ose encore le répéter..., siffla t-il entre ses dents, je la tue !
Albus se surprit à lui renvoyer un sourire moqueur.
- Cent points pour Rose et zéro points pour Malefoy !, fit-il en riant, imitant la voix de Lee Jordan, le célèbre commentateur des matchs de Quidditch.
Sur ce, il tourna les talons et suivit sa cousine qui montait déjà à l'intérieur de l'une des diligences.

Albus s'arrêta un instant, essayant de deviner la présence des Sombrals, chevaux invisibles qui faisaient avancer les diligences à l'intérieur desquelles s'engouffraient déjà les élèves plus âgés, mais il ne discerna pas la moindre silhouette d'animal devant lui. D'après son frère James, seuls ceux qui avaient vu quelqu'un mourir pouvaient les apercevoir. En y songeant, le jeune sorcier ne put retenir un long frisson. Il espérait de tout son c½ur qu'il ne verrait jamais un Sombral de sa vie.
- Bon, alors, Albus ? Tu attends qu'il neige, ou quoi ?, lui lança Rose avec impatience.
Revenant soudain à la réalité, Albus monta à l'intérieur de la barque et s'assit à côté de sa cousine. Dans un clapotis régulier, l'embarcation s'éloigna lentement en direction de Poudlard, portée par les flots sombres du lac.
- Tu as vu un peu comment j'ai remis ce petit crétin sournois à sa place ?, fit Rose en rejetant ses magnifiques cheveux en arrière, avec une expression de fierté qui la rendait encore plus belle.
- Qui ça ?, lui demanda Albus d'un air absent, son esprit désormais accaparé par la perspective excitante de leur premier jour à Poudlard.
- Scorpius Malefoy !, lui répondit Rose d'un air agacé. Papa avait raison de me mettre en garde contre lui et sa famille...
- Il n'est peut-être pas si méchant que ça..., marmonna Albus sans grande conviction.
- Tu rigoles !, répliqua sa cousine en croisant les bras. Tout le monde sait que, dans sa famille, ils ont été au service de...
Elle s'interrompit, apercevant soudain les murs de Poudlard devant elle.
- Oh, Albus ! Tu te rends compte ! On arrive déjà !
Albus ne répondit pas, mais esquissa un sourire d'émerveillement. Le château qui abritait la célèbre école de sorcellerie se dressait devant lui, encore plus majestueux et grandiose qu'il ne l'avait imaginé.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 05:23

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 16:08